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Prévention du risque iatrogène : mesures de contrôle

Le risque de transmission à l’homme a nécessité de prendre des mesures :

  • Pour éviter les accidents iatrogènes connus :

- les greffes de dure-mère sont interdites depuis octobre 1994 et remplacées par la mise en place de tissus synthétiques ou par des autogreffes ;
- les greffes de cornée ne sont faites qu’après sélection soigneuse des donneurs (exclusion des patients à risque d’ESST) ;
- l’hormone de croissance synthétique a remplacé l’hormone d’origine humaine depuis 1988. 

  • Pour limiter les risques liés à la transfusion sanguine :

    Depuis 1995, un entretien médical avant le don de sang permet de repérer les contre-indications

    - Traitement par hormone de croissance ou par glucocérébrosidase
    - Antécédent familial au 1er degré de maladie de Creutzfeldt-Jakob
    - Antécédent de greffe de tissus (cornée, dure-mère…)
    - Antécédent d’intervention neurochirurgicale ou d’exploration cérébrale invasive

    Depuis 1995, rappel et destruction des produits sanguins labiles et du plasma de patients atteints de MCJ

    Depuis 1997, les personnes ayant des antécédents de transfusion ou de greffe sont exclues du don de sang

    Depuis 1998, introduction d’une déleucocytation systématique des produits sanguins

    Depuis 2001, exclusion du don de sang des personnes ayant séjourné plus d’un an au RU entre 1980 et 1996

    Concernant le risque particulier liés à la vMCJ

  • Les receveurs de PSL issus de sang de donneurs atteints de vMCJ ont été individuellement informés
  • Ils sont exclus du don d’organe, de tissus et cellules
  • Un suivi par la cellule de référence des MCJ leur est proposé

    Il leur est demandé de signaler ce risque avant tout soin afin que puisse s’appliquer les recommandations établies par la circulaire N°DGS/SD5C/DHOS/2005/435 du 23 septembre 2005

- Les patients suspects ou atteints d'ESST; le diagnostic est suspecté sur la même association de signes que ceux décrits dans la circulaire 138 de 2001 et ce diagnostic ne peut être confirmé que sur les résultats d'un examen neuropathologique.
Le regroupement est rendu possible par l'élévation du niveau d'efficacité du traitement des dispositifs médicaux (inactivation totale).

2- La classification des tissus et la prise en compte dans les actes invasifs rique. La classification reprend celle publiée par l'OMS en 2010 (En savoir plus : Prévention du risque iatrogène : risque de transmission à l'homme)

3- L'élévation du niveau de sécurité du traitement des dispositifs médicaux.
Elle est permise par l'évolution des produits disponibles sur le marché et la mise au point, d'une méthode de référence validée par l'Afssaps, dénommée "Protocole Standart Prion" (PSP), qui vise à évaluer les performances des produits et procédés revendiquant une activité vis-à-vis du prion.

Elle est assurée par la mise en oeuvre systématique d'un produit ou d'un procédé asurant une inactivation totale pour les actes à risque, quelle que soit la catégorie de risque des patients.

4- L'actualisation des procédures

  • Le choix de la procédure d’inactivation dépend du niveau de risque du patient et de l’acte
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